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La marine tunisienne a secouru mercredi matin 98 migrants clandestins dont l'embarcation a pris l'eau au large de l'île de Djerba, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Défense, le général Taoufik Rahmouni.

Illustration Huffpost 26022014

"Les 98 personnes de diverses nationalités africaines étaient parties des côtes libyennes sur un pneumatique (...), probablement pour se rendre à Lampedusa" en Italie, a-t-il précisé.

"La marine a été alertée par les appels de détresse. Lorsque le patrouilleur s'est rendu sur place, le pneumatique était vide. Les migrants s'étaient (réfugiés) près de la plateforme pétrolière Ashtart, sur un petit quai", a-t-il ajouté.

Les migrants, parmi lesquels figuraient des femmes et des enfants, ont été ramenés par la marine vers le port de la ville tunisienne de Sfax, où ils ont été remis à la Garde nationale.

Un Congolais de neuf ans a lui été évacué par hélicoptère de la plateforme pétrolière en raison de son état "critique", selon le général Rahmouni.

Les côtes tunisiennes et libyennes sont souvent le point de départ ou de transit d'embarcations de clandestins tentant de rallier les côtes italiennes proches.

La Tunisie a été endeuillée en septembre 2012 par le naufrage d'une embarcation de fortune, dans lequel des dizaines de Tunisiens ont péri au large de l'île italienne de Lampedusa, qu'ils cherchaient à rejoindre.

Le 17 janvier 2014, un bateau de pêche transportant des clandestins avait fait naufrage au large des côtes de Kerkennah (Gouvernorat de Sfax) alors qu'il prenait également la direction de l'île de Lampedusa en Italie.

Le chef de poste de la garde maritime de Sfax avait alors affirmé à la TAP que "deux personnes étaient toujours portées disparues et que 26 avaient été sauvées (dont trois Tunisiens)".

Le nombre de réfugiés qui débarquent sur les côtes en Italie a été multiplié par dix en janvier, traduisant "le flux incessant et massif de migrants" en cours depuis l'été dernier, annonçait le vice-ministre de l'Intérieur italien début février.

Face aux drames de plus en plus fréquents - ou tout du moins de plus en plus médiatisés - le Premier ministre maltais Joseph Muscat avait déploré en octobre 2013 que la "Méditerranée soit en train de devenir un cimetière".

Alors que des dizaines de milliers de candidats à l'immigration clandestine tentent chaque année la traversée, souvent à bord de rafiots en mauvais état, vers l'Italie, à partir des côtes d'Afrique du Nord, certains groupes de migrants subsahariens font face au défi initial de rejoindre la côte par voie de terre.

92 migrants en route vers l'Algérie avaient ainsi été retrouvés morts de soif dans le Sahara début octobre.

 

Al Huffington Post, le 26/02/2014

 

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