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Au Maroc, les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla font toujours figure de portes d’entrée vers l’eldorado européen pour des centaines de milliers de clandestins. Régulièrement, les migrants subsahariens se heurtent aux grillages du territoire. Le Maroc et l'Espagne en appellent tout aussi régulièrement à l’Union Européenne pour les aider à réguler cette immigration clandestine, mais aussi pour empêcher le recours à la violence. Notre correspondant au Maroc est allé à la rencontre de ces « aventuriers » qui ont tenté leur chance et qui ont échoué. Il leur a notamment demandé de leur parler de leur rêve d'Europe. A Rabat, Léonard Vincent.

 

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Des migrants africains escaladent le grillage surmonté de lames de rasoir, frontière entre l’Espagne et le Maroc, dans l’enclave espagnole de Melilla.  Reuters/Jesus Blasco de Avellaneda

 

Illustartion rfi 04082014 2Prince Bony. © Mathilde Auvillain

 

C’est le portrait d’un inconnu qui a réussi lui à émigrer en Europe, un invisible des campagnes italiennes. Ce Ghanéen, de 40 ans vit perdu au milieu des champs du sud de l’Italie, dans l’attente de la saison de récolte des tomates. Comme Prince Bony, ils sont des milliers d’Africains, sans papiers, exploités dans les champs européens. Un travail harassant qui leur permet d’envoyer un peu d’argent à leurs familles restées au pays. Ils voudraient pouvoir voyager et travailler librement, mais ils ignorent qu’ils sont le maillon d’une chaîne infernale, de la filière de la tomate italienne.

 

Mathilde Auvillain

 

RFI, 28 Juillet 2014

 Lire aussi: 

 L’histoire de Prince Bony dans le webdocumentaire « The Dark Side of Italian Tomato »

 

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