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Au moins 22 migrants ont péri et sept sont portés disparus lundi à la suite du naufrage de deux embarcations dans la mer Egée, au large de la Grèce, un nouveau drame de l'immigration clandestine dans cette zone, ont annoncé les gardes-côtes.

À l'aube ce lundi, quatre corps ont été découverts en mer, dont celui d'une femme enceinte. Puis dans la mi-journée les gardes-côtes ont remorqué un voilier de 12 mètres, qui avait chaviré au large de Samos, jusqu'au port de l'île. 18 autres corps ont été découverts dans la cabine du bateau.

Sur cette voie qu'ont coutume d'emprunter les migrants souhaitant gagner l'Europe occidentale, les corps de 22 personnes originaires en majorité de Somalie, mais aussi de Syrie et d'Erythrée, ont été retrouvés. Les victimes sont douze femmes, six hommes et quatre enfants, trois garçons et une fille.

Au total environ 65 migrants tentaient ainsi de rejoindre la Grèce en provenance des côtes occidentales turques, proches de Samos à bord du voilier et d'un canot qui le suivait.

Ce drame est le troisième du genre à se produire en moins de cinq mois en Grèce, en mars, sept migrants, dont deux enfants, sont morts après le chavirage de leur bateau au large de l'île de Lesbos, dans le nord-est de la mer Egée, à proximité des côtes occidentales turques.

En janvier douze Afghans et Syriens, principalement des femmes et des enfants, ont trouvé la mort au large de l’îlot de Farmakonissi, proche de Samos, dans le naufrage de leur bateau qui transportait 28 personnes, alors même que l'embarcation aurait été remorquée à vive allure par des gardes-côtes grecs.

Renvoyés à la case départ

Les noyades des migrants dans la mer Egée sont fréquentes souvent en raison des mauvaises conditions météorologiques mais aussi du fait que les autorités grecques tentent parfois de repousser les embarcations des passeurs vers les côtes turques.

Un millier de clandestins prennent tous les mois la mer pour tenter de rejoindre le long des côtes grecques des pays de l'Union européenne, a déclaré début avril le ministre grec de la Marine marchande, Miltiadis Varvitsiotis.

Depuis août 2012 jusqu'à mars 2014, 188 adultes et enfants s'y sont noyés ou y ont été portés disparus.

Le principal parti de l'opposition grecque, la Gauche radicale Syriza, a indiqué lundi que "le verrouillage des frontières coûtait de nombreuses vies en Méditerranée et des sommes exorbitantes qui auraient pu être dépensées pour accueillir les réfugiés", critiquant les politiques suivies par la Grèce et l'Europe concernant l'immigration clandestine.

Il rappelle que 4,6 milliards d'euros ont été dépensés ces six dernières années pour renforcer les contrôle des frontières.

 

Huffington post, le 06 Mai 2014

 

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